Montreuil est la commune limitrophe où le bâti ressemble le moins à celui de Paris. On y trouve peu d’immeubles haussmanniens, mais beaucoup de maisons de ville, d’anciens ateliers et de pavillons en meulière — un parc de banlieue ancienne, avec ses propres pathologies et ses propres possibilités. C’est aussi la commune où les projets d’extension et de surélévation sont les plus fréquents, ce qui n’existe quasiment pas dans Paris intra-muros.

La meulière, une pierre qu’il faut comprendre

Le pavillon en meulière est la signature du Montreuil résidentiel, comme de toute la première couronne est. C’est une pierre poreuse, et cette porosité commande une bonne partie des décisions de rénovation :

Les anciens ateliers et le patrimoine maraîcher

Montreuil a été une commune horticole — les murs à pêches en témoignent encore, et certains secteurs font l’objet de protections au titre du patrimoine — puis une commune industrielle. Il en reste un tissu dense d’ateliers, d’entrepôts et de locaux d’activité, dont beaucoup ont été convertis en logements, en lofts ou en espaces de travail.

Ces biens sont parmi les plus intéressants à rénover, et les plus techniques : structures métalliques ou bois apparentes, toitures en shed ou verrières à isoler, grands volumes à chauffer, réseaux à créer intégralement plutôt qu’à reprendre. Le point à vérifier en premier reste la destination du local et sa conformité à l’usage d’habitation.

Extensions et surélévations : ce que Paris ne permet pas

C’est la différence de fond avec un chantier parisien. À Montreuil, une part importante des demandes porte sur l’agrandissement plutôt que sur la redistribution : extension de plain-pied sur jardin, surélévation d’un pavillon, aménagement de combles. Cela fait entrer des sujets absents d’un appartement :

Nous vérifions ces points avant de chiffrer : un projet d’extension conçu sans regarder le PLU se solde par un refus d’autorisation, après avoir coûté des semaines.

Le reste du parc

Montreuil compte aussi des immeubles collectifs des années 1960-1980, notamment sur les hauteurs, où la logique redevient celle d’un appartement classique : dalle béton — donc pas de contrainte de charge pour une salle de bain —, isolation d’origine insuffisante, prestations à bout de souffle, et décisions partagées avec la copropriété dès qu’on touche aux parties communes.

Les projets les plus fréquents à Montreuil

Intervenir à Montreuil

Montreuil est limitrophe du 20e, à quelques minutes de nos bureaux du boulevard Voltaire. La visite technique y couvre des points qu’un appartement parisien ne pose pas : état des maçonneries et de la façade, présence d’humidité en pied de mur, capacité de la structure en cas de surélévation, règles du PLU applicables à la parcelle. C’est cette visite qui permet un devis détaillé, et un projet qui obtiendra son autorisation.