Une part importante du parc parisien vit encore sur une installation électrique conçue pour des usages qui n’existent plus. Tableau à fusibles, absence de terre, quelques prises par pièce : ces installations n’ont pas seulement vieilli, elles ne correspondent plus à ce qu’on branche aujourd’hui. La mise aux normes n’est pas un supplément esthétique — c’est ce qui conditionne la sécurité, l’assurance et, pour un bien locatif, la possibilité même de louer.

Reconnaître une installation à reprendre

Quelques signes ne trompent pas :

Ce que dit la norme, et ce qu’elle change

La norme NF C 15-100 encadre les installations neuves et les rénovations importantes. Elle impose notamment une prise de terre, un dispositif différentiel adapté, un nombre minimal de prises et de points d’éclairage par pièce, des circuits spécialisés pour les appareils de forte puissance, et des règles strictes dans les pièces d’eau — volumes de sécurité et liaison équipotentielle.

Dans un appartement parisien ancien, la conséquence est directe : refaire une cuisine ou une salle de bain suppose presque toujours de tirer de nouvelles lignes depuis le tableau, et souvent de remplacer le tableau lui-même. Ce n’est pas un choix de confort, c’est ce que la norme réclame dès lors que l’on intervient.

Le cas de la mise en location

Un logement mis en location doit répondre à des critères de décence, dont la sécurité de l’installation électrique. Par ailleurs, un diagnostic électrique est obligatoire lors de la mise en location comme lors de la vente pour les installations de plus de quinze ans. Un diagnostic qui relève des anomalies n’interdit pas la transaction, mais il pèse sur la négociation et, pour un bailleur, expose à la contestation. Reprendre l’installation avant est presque toujours plus économique que de la subir dans la discussion.

Encastré ou apparent, dans du bâti ancien

C’est la question pratique la plus fréquente. Passer les gaines en encastré donne le meilleur résultat, mais dans le bâti parisien ancien, il faut savoir dans quoi on creuse :

Dans un appartement dont on veut préserver le cachet, le cheminement des réseaux se dessine avec le projet, pas après.

Le déroulé d’une reprise

Ce qui dépend de l’immeuble

La colonne montante qui alimente les logements appartient à la copropriété ou au gestionnaire de réseau. Augmenter la puissance disponible peut donc dépendre d’un élément que le propriétaire ne maîtrise pas. De même, la création d’une prise de terre passe parfois par une liaison collective. Ces points se vérifient au diagnostic, avant de promettre une puissance ou un délai.

Avant de demander un devis

Un chiffrage électrique sérieux suppose d’avoir ouvert le tableau et compris comment l’installation est faite. Le nombre de points, la longueur des cheminements et la nature des cloisons font varier le résultat dans des proportions importantes. Nous nous déplaçons pour ce diagnostic, et le devis qui suit détaille les circuits, les protections et l’appareillage.