Belleville, Ménilmontant, Gambetta, Charonne, le Père-Lachaise : le 20e est un arrondissement de collines, et cette topographie n’est pas qu’un détail de carte postale. Elle explique une bonne partie de ce qu’on rencontre en rénovation ici — bâti hétérogène, immeubles bas, anciennes maisons de village prises dans le tissu urbain, et des contraintes d’accès qu’on ne trouve nulle part ailleurs dans Paris.

Un arrondissement de villages annexés

Belleville et Charonne étaient des communes indépendantes jusqu’en 1860. Le 20e a donc été urbanisé progressivement, sans plan d’ensemble, et cela se voit dans son parc : petits immeubles de rapport de deux à cinq étages, anciennes maisons de faubourg, cours et impasses, ateliers d’artisans. L’haussmannien y est minoritaire, cantonné à quelques axes.

S’y ajoutent des ensembles de logements plus récents, issus des opérations de rénovation urbaine des années 1960-1980, notamment sur les hauteurs de Belleville. Structures béton, plans réguliers, prestations d’origine à bout de souffle.

Le bâti ancien du 20e demande plus de vérifications qu’ailleurs

Sur les petits immeubles anciens de l’arrondissement, plusieurs points reviennent systématiquement :

L’accès, contrainte numéro un

C’est ce qui distingue le plus un chantier dans le 20e. Les rues en pente, souvent étroites, parfois en escalier, et les nombreuses impasses privées compliquent tout ce qui touche à la logistique :

Ce sont des points sans mystère technique, mais qui font la différence entre un planning tenu et un chantier qui dérape. Nous les regardons pendant la visite.

Les projets les plus fréquents dans le 20e

Intervenir dans le 20e

Le 20e est limitrophe du 11e : nous y intervenons rapidement, et la visite technique s’organise sans délai. Elle est particulièrement utile ici, où deux immeubles voisins peuvent relever de deux époques et de deux logiques de construction. Relevé des cotes, état des planchers, nature des réseaux, conditions d’accès : c’est ce qui permet de chiffrer juste plutôt qu’au mètre carré.