Le 18e se caractérise d’abord par son relief. La butte Montmartre impose des rues en forte pente, des escaliers publics, des immeubles bâtis à flanc de coteau avec des niveaux décalés. Cette topographie n’est pas un détail pittoresque : elle conditionne l’accès du chantier, la manutention et parfois la faisabilité même de certains travaux.

Un bâti très hétérogène

Sur la butte, autour des Abbesses et de la place du Tertre, le tissu est ancien et resserré : petits immeubles, anciennes maisons de village, parcelles irrégulières, planchers bois, escaliers étroits, ascenseurs rares.

Les pentes sud et est, vers Barbès, la Goutte-d’Or et la Chapelle, présentent un bâti de rapport du XIXe plus dense, souvent construit rapidement, avec des cages d’escalier exiguës et des cours intérieures étroites.

Au nord, vers la porte de Clignancourt et les boulevards des Maréchaux, on trouve des immeubles de l’entre-deux-guerres en brique et un parc social important, aux contraintes techniques différentes : structures plus régulières, réseaux collectifs, procédures d’accès formalisées.

Ce que ce bâti impose

Les contraintes de chantier propres au quartier

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