Le 9e est l’un des arrondissements les plus homogènes de Paris sur le plan du bâti : l’haussmannien y domine largement, de la Trinité à Saint-Georges et de l’Opéra aux Grands Boulevards. C’est aussi un arrondissement où la part de logements locatifs est importante, ce qui oriente nettement le type de chantiers demandés.
Un tissu haussmannien dense
Les immeubles de rapport du XIXe siècle constituent l’essentiel du parc : façades en pierre de taille, distribution en enfilade, parquet point de Hongrie, moulures, cheminées en marbre, escalier de service à l’arrière. Le quartier de la Nouvelle Athènes, autour de Saint-Georges, conserve un bâti légèrement antérieur, plus résidentiel dès l’origine, avec quelques hôtels particuliers.
Vers les Grands Boulevards, la mixité entre logement, bureau et commerce est forte, et les immeubles ont souvent été redécoupés au fil du temps – d’où des plans qui ne correspondent plus à la logique d’origine.
Ce que l’haussmannien impose
- Les planchers. Sur solives bois, avec les trois conséquences habituelles : le poids d’une chape traditionnelle n’est pas toujours admissible, le bruit d’impact passe d’un étage à l’autre et ne se traite qu’au moment de la rénovation du sol, et un ragréage est presque toujours nécessaire avant un revêtement moderne.
- L’électricité. Beaucoup d’installations n’ont pas été reprises depuis les années 1970. La mise en conformité NF C 15-100 n’est pas une option lorsqu’on refait une cuisine ou une salle de bain, et elle conditionne la location du bien.
- La plomberie. Elle dépend de la colonne montante de l’immeuble, qui appartient à la copropriété. Plus un point d’eau s’éloigne de la chute, plus il faut de hauteur pour l’écoulement : un déplacement d’un à deux mètres passe presque toujours, au-delà cela se discute au cas par cas.
- Les éléments d’origine. Moulures, parquets et cheminées font la valeur du bien. Les conserver demande des reprises plus longues qu’une dépose, mais c’est ce qui distingue une rénovation d’un simple rafraîchissement.
Les contraintes de chantier propres au quartier
- La densité. Stationnement rare, circulation dense, livraisons à planifier ; une benne demande une autorisation de voirie à anticiper de plusieurs jours.
- La mixité des usages. Immeubles abritant commerces et bureaux : les horaires de travaux bruyants tiennent compte des deux.
- Les logements occupés. Sur un chantier pièce par pièce, protection des sols et du mobilier, isolement de la zone de travail et nettoyage quotidien font partie de la prestation.
- La copropriété. Horaires encadrés, parties communes à protéger, assemblée générale pour tout ce qui touche à l’aspect extérieur.
Les demandes les plus fréquentes
- Rénovation complète d’un bien avant mise en location, avec mise aux normes électriques.
- Réfection d’une salle de bain dans un plan haussmannien contraint.
- Ouverture de la cuisine sur le séjour, après vérification du caractère porteur du mur.
- Restauration de parquets et de moulures dans un appartement de caractère.