Le 14e réunit un parc plus varié qu’il n’y paraît : haussmannien sur les grands axes, immeubles en brique des années 1930 vers la périphérie, ateliers d’artistes et villas pavillonnaires dans les cœurs d’îlot de Plaisance et de Montsouris. Chacun de ces bâtis appelle une manière de travailler différente, et c’est ce qui détermine la faisabilité d’un projet.
Un parc composite
L’haussmannien et le bâti de rapport du XIXe occupent les grands axes – avenue du Maine, avenue d’Orléans, boulevard Raspail : moulures, parquet, planchers sur solives, distribution en enfilade.
Les immeubles de l’entre-deux-guerres, souvent en brique, sont très présents en périphérie de l’arrondissement, notamment le long des boulevards des Maréchaux. Ils apportent des plans plus rationnels, des salles d’eau dès l’origine, et parfois des structures partiellement en béton.
Les ateliers d’artistes et les villas – impasses privées bordées de petites maisons – constituent la singularité du 14e. Volumes atypiques, grandes verrières, rez-de-jardin : les problèmes qu’ils posent ne ressemblent à aucun appartement classique.
Ce que chaque bâti impose
- Dans l’ancien. Plancher bois sur solives : le poids d’une chape traditionnelle n’est pas toujours admissible, le bruit d’impact se traite au moment de la rénovation du sol, et un ragréage précède tout revêtement moderne.
- Dans les immeubles 1930. Le bâti est généralement plus sain, mais les réseaux ont vieilli. La mise en conformité électrique NF C 15-100 est souvent le premier poste, et les menuiseries d’origine méritent d’être étudiées avant d’être remplacées.
- Dans les ateliers et les villas. Une toiture vitrée s’isole difficilement sans perdre de lumière ; un volume à double hauteur se chauffe mal si la stratification n’est pas anticipée ; un rez-de-jardin demande une attention particulière à l’humidité ascensionnelle.
- La plomberie. Comme partout, la colonne montante appartient à la copropriété : la position des chutes et la pente d’évacuation disponible se vérifient avant de dessiner une cuisine ou une salle d’eau.
Les contraintes de chantier propres au quartier
- Les cœurs d’îlot. Villas et impasses privées sont souvent inaccessibles aux véhicules : les matériaux se portent, ce qui allonge les temps de manutention et doit être chiffré comme tel.
- L’accès. Stationnement limité sur les axes, benne soumise à autorisation de voirie.
- Les escaliers. Dans l’ancien sans ascenseur, les éléments d’un seul tenant se conçoivent en fonction de ce qui peut réellement monter.
- La copropriété. Horaires de travaux encadrés, parties communes à protéger, assemblée générale pour tout ce qui touche à l’aspect extérieur.
Les demandes les plus fréquentes
- Rénovation complète d’un appartement familial, avec réfection des sols et des pièces d’eau.
- Aménagement ou rénovation d’un atelier d’artiste, avec traitement de l’isolation et du chauffage.
- Ouverture d’une cuisine sur le séjour, après vérification du caractère porteur du mur.
- Mise aux normes électriques dans un immeuble des années 1930.