Le 7e présente un parc homogène et de grande taille : immeubles bourgeois et haussmanniens du Gros-Caillou, des Invalides et du Champ-de-Mars, avec des surfaces moyennes nettement supérieures au reste de Paris. Les chantiers y sont souvent des rénovations complètes, sur des logements de plusieurs pièces, dans des immeubles soignés et sous fortes contraintes patrimoniales.
Un parc bourgeois et haussmannien
Le bâti dominant est celui de la seconde moitié du XIXe siècle et du début du XXe : façades en pierre de taille, double séjour en enfilade, chambres desservies par un couloir, cuisine et pièces de service reliées par un escalier secondaire. Beaucoup d’appartements ont conservé cette distribution d’origine, qui ne correspond plus aux usages actuels.
Autour de la rue Cler et du Gros-Caillou, le tissu est un peu plus ancien et plus dense. Vers les Invalides et l’École militaire, on trouve des immeubles de grande hauteur sous plafond, avec les contraintes thermiques que cela suppose.
Ce que ce parc impose
- La redistribution. Rapprocher la cuisine du séjour, transformer des chambres de service en pièce d’eau ou en dressing : ces projets touchent aux réseaux et parfois aux murs porteurs. Le caractère porteur se vérifie avant toute promesse, et une ouverture dans un mur porteur relève d’une étude de structure.
- Les planchers. Sur solives bois. Poids admissible, acoustique et planéité se traitent au moment de la rénovation du sol : chape allégée, sous-couche résiliente, ragréage.
- La plomberie. La colonne montante appartient à la copropriété. Déplacer un point d’eau suppose de vérifier la position des chutes et la pente d’évacuation disponible – le premier point à regarder en visite, avant même de parler d’agencement.
- Le confort thermique. Grandes hauteurs sous plafond et menuiseries anciennes : l’isolation se traite par l’intérieur, en tenant compte des moulures existantes, et les menuiseries relèvent souvent de l’avis de l’Architecte des Bâtiments de France.
Les contraintes de chantier propres au quartier
- Le patrimoine. Une grande partie de l’arrondissement est en périmètre de protection de monuments historiques : tout ce qui est visible depuis l’espace public passe par une autorisation.
- Les copropriétés. Immeubles soignés, halls et ascenseurs à protéger, horaires de travaux encadrés, assemblée générale attentive aux parties communes.
- L’accès. Stationnement difficile, benne soumise à autorisation de voirie, livraisons à planifier.
- La durée. Sur des surfaces importantes et des rénovations complètes, la coordination des corps de métier détermine le planning autant que l’exécution elle-même.
Les demandes les plus fréquentes
- Rénovation complète d’un appartement familial, avec redistribution des pièces de service.
- Création ou réfection de plusieurs salles d’eau dans un même logement.
- Mise aux normes électriques d’une installation ancienne sur une grande surface.
- Restauration des parquets, moulures et cheminées d’origine.