Le 1er est le plus ancien tissu bâti de Paris encore habité, et le moins nombreux en logements : entre le Louvre, les Halles, le Palais-Royal et la place Vendôme, l’habitat s’insère dans un parcellaire médiéval que les percées du XIXe siècle n’ont réorganisé qu’en partie. Rénover ici, c’est presque toujours travailler dans du bâti antérieur à 1850, dans des volumes contraints et sous des règles patrimoniales strictes.

Un bâti ancien, souvent très ancien

Les immeubles d’Ancien Régime dominent autour du Palais-Royal, de la place Dauphine et des rues qui descendent vers la Seine : murs en pierre de taille ou en pan de bois, planchers sur solives de forte section, hauteurs sous plafond irrégulières d’un étage à l’autre. Les quelques immeubles haussmanniens se concentrent sur les axes percés tardivement, avenue de l’Opéra et rue de Rivoli.

Le secteur des Halles fait exception : la reconstruction des années 1970 et 1980 y a introduit un bâti contemporain, avec des contraintes techniques radicalement différentes – dalles béton, gaines techniques verticales, chauffage souvent collectif.

Ce que le patrimoine impose

Une grande partie de l’arrondissement se situe dans le périmètre de protection de monuments historiques. Concrètement, toute intervention visible depuis l’espace public – menuiseries extérieures, garde-corps, devanture, toiture – passe par l’avis de l’Architecte des Bâtiments de France. Ce point se vérifie avant de chiffrer, pas après : un changement de fenêtres refusé en cours de chantier décale tout le planning.

À l’intérieur, le bâti ancien impose sa propre discipline :

Les contraintes de chantier propres au quartier

Les demandes les plus fréquentes

La typologie du 1er – beaucoup de studios et de deux-pièces, des surfaces réduites, une part importante de biens destinés à la location – oriente nettement les projets :